Association des familles Proulx d'Amérique

QUE TOUS SOIENT UN …

Assemblée générale annuelle 2014

Madame, monsieur,

 

La présente a pour but de vous convoquer à l’assemblée générale annuelle de l’Association des familles Proulx d’Amérique. Veuillez prendre note que cette assemblée est ouverte à tous. La réunion aura lieu le 6 septembre prochain et débutera à 10h, à l’adresse suivante :

Salle des Chevaliers de Colomb
139, rue St-Germain Est,
Rimouski, Qc.

 

Un dîner sera possible sur place à faible coût. Également, nous avons prévu pour le groupe une visite au « Chateau Blanc », apiculteurs (521, chemin des Près ouest, Rimouski) vers 13h30.

 

Recevez, Madame, Monsieur, l’expression de nos salutation distinguées.

 

Clément Proulx

Président, pour le conseil d’administration.

Tirage

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Il y a près d’un an maintenant, Monsieur Francis-Daniel Proulx, administrateur au C.A., a fait don d’une peinture à l’huile, d’une grandeur de 8″ X 16″, d’une valeur de 300$, représentant les deux ancêtres de l’artiste labourant la terre:

Jean Prou(st) – (Jacquette Fournier), Pointe-à-la-Caille du côté paternel et Noël Morin du côté maternel.

On voit sur la photo à gauche, l’artiste remettant l’oeuvre à  Monsieur Clément Proulx, président de l’Association des familles Proulx d’Amérique.

Francis Daniel Proulx, est originaire de la ville de Rimouski. Un artiste-peintre figuratif autodidacte, il a fait de l’huile son médium préféré. Depuis sa retraite en 2011, il se consacre à son art. Son nom d’artiste-peintre «NOVA» est issu de la définition de ce mot qui signifie explosion d’une étoile créant ainsi une multitude de couleurs dans l’espace.

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Ce qui motive notre artiste dans le domaine de l’art visuel c’est que l’un de ces arrière-grands-oncles est le célèbre Sir Antoine van Dyck. «Van Dyck eut une grande influence sur les portraitistes anglais et on le considère souvent comme le créateur de l’École anglaise de peinture. Un pigment de peinture à l’huile, le brun van Dyck, lui doit son nom, ainsi qu’un procédé photographique.»

Le Conseil d’Administration tient à le remercier pour sa créativité, son œuvre et sa générosité.

L’oeuvre est donc le grand-prix du tirage qui se tiendra lors de la prochaine assemblée générale annuelle du 6 septembre 2014, à Rimouski. Les billets sont au coût de $0.99. veuillez entrer en contact avec nous pour connaître le membre de l’Association le plus près de vous.

Faites vite, les billets sont en nombres limités.

PROULX, JEAN-BAPTISTE, prêtre et auteur

PROULX, JEAN-BAPTISTE (il signa des œuvres sous le pseudonyme de Joannes Iovhanné), prêtre catholique, professeur, rédacteur, administrateur scolaire et auteur, né le 7 janvier 1846 à Sainte-Anne-de-Bellevue, Bas-Canada, fils de Jean-Baptiste Proulx, dit Clément, et d’Adéline Lauzon ; décédé le 1er mars 1904 à l’Hôpital Général d’Ottawa et inhumé le 5 à Saint-Lin, Québec. Jean-Baptiste était un descendant de la lignée de Jean Baptiste Préaux & Marie Catherine Fleury.

Après ses études classiques et théologiques au petit séminaire de Sainte-Thérèse (1857–1865), dans le Bas-Canada, et un bref séjour à Charlottetown pour cause de maladie, en 1868, Jean-Baptiste Proulx est ordonné prêtre à Montréal, le 25 juillet 1869, par Mgr Ignace Bourget. D’abord professeur de rhétorique au petit séminaire de Sainte-Thérèse en 1869–1870, il sert comme missionnaire au Manitoba de 1870 à 1874. Revenu au Québec, il est successivement aumônier des Sœurs marianites de Sainte-Croix à Saint-Laurent, dans l’île de Montréal (1876–1877), professeur de lettres (1877–1884) et préfet des études (1883–1885) au petit séminaire de Sainte-Thérèse, chapelain à Sainte-Darie, la prison des femmes à Montréal (1884–1886), curé de la paroisse Saint-Raphaël-Archange de l’île Bizard (1886–1888), puis à Saint-Lin (1888–1904). Nommé vice-recteur de l’université Laval à Montréal en 1889 avec le titre de docteur ès lettres, il confie sa cure à deux desservants. Après sa démission comme vice-recteur en 1895, il se retire à Saint-Lin. Il a été nommé chanoine honoraire de la cathédrale de Montréal en 1878 et – sans qu’il soit possible de le confirmer – camérier secret du pape Léon XIII.

Au cours de l’été de 1881, Proulx accompagne pendant 30 jours l’évêque d’Ottawa, Mgr Joseph-Thomas Duhamel, dans sa visite pastorale du haut Outaouais et relate son voyage au vicaire général Joseph-Onésime Routhier (frère de sir Adolphe-Basile Routhier) sous forme de lettres : il y décrit le travail quotidien des missionnaires, les mœurs des Amérindiens, se montre curieux de la nature et friand d’anecdotes. En 1884, il répète l’expérience en accompagnant, cette fois, pendant 64 jours, la plupart du temps en canot, le vicaire apostolique de Pontiac, Mgr Narcisse-Zéphirin Lorrain, dans ce qui est aujourd’hui le nord de l’Ontario, de Mattawa à la baie d’Hudson. Vingt-quatre lettres, adressées au curé Dosithée Leduc, de Chapeau, en font le récit, dans la même veine que le premier. Il effectue son troisième grand voyage à titre de secrétaire du curé François-Xavier-Antoine Labelle, en 1885, en Europe (Angleterre, Belgique, Italie, France), dans le but de recruter des colons et de faire connaître le Canada aux Français. Il publiera d’ailleurs, à Paris, une brochure exposant les grandes lignes du programme de colonisation, intitulée le Canada, le curé Labelle et la colonisation (1885), puis une autre, quelques mois plus tard, sous le titre le Guide du colon français au Canada.

Son métier d’éducateur engage l’abbé Proulx à exercer ses talents d’auteur dramatique dans quatre pièces de théâtre, d’inspiration et de facture différentes. La première – qui constitue aussi la première de ses publications –, Édouard le Confesseur, roi d’Angleterre (Montréal, 1880), paraît sous le nom de plume qu’il emploiera aussi à titre de chroniqueur dans les Annales térésiennes (Sainte-Thérèse), Joannés Iovhanné. Cette tragédie en cinq actes exalte les valeurs sacrées de la patrie et de la foi, en proposant le règne exemplaire de saint Édouard le Confesseur aux étudiants des collèges classiques. L’Hôte à Valiquet ou le Fricot sinistre (Montréal, 1881) reprend une légende tirée du folklore et rapportée par Joseph-Charles Taché dans « Forestiers et Voyageurs ; études de mœurs », publiée pour la première fois dans les Soirées canadiennes (Québec), en 1863, dans le but d’inciter les jeunes à la tempérance. Quant à la troisième pièce, le Mal du Jour de l’an (Montréal, 1882), elle présente une comédie sans prétention destinée encore aux élèves du petit séminaire de Sainte-Thérèse, comme l’indique son sous-titre, Scènes de la vie écolière. Enfin, la quatrième, les Pionniers du lac Nominingue (Montréal, 1883), ne laisse aucun doute sur les intentions de l’auteur, comme le sous-titre l’explicite on ne peut plus clairement : les Avantages de la colonisation. Y transpirent également le prosélytisme religieux et la ferveur nationale, en plus de l’éloge de la campagne, généreuse et bonne, opposée à la ville, malsaine et corruptrice. L’action apostolique de l’abbé Proulx revêt donc un caractère à la fois didactique et éducatif.

C’est d’abord au petit séminaire de Sainte-Thérèse que l’abbé Proulx a fait valoir ses talents littéraires. N’avait-il pas été élu président pour l’année 1864–1865 de l’académie Saint-Charles, dont les « membres actifs, selon le chroniqueur Émile Dubois, sont les élèves des classes supérieures qui ont obtenu des succès en littérature » ? Dès 1880, il compose et fait jouer ses pièces de théâtre au petit séminaire et les publie ensuite dans les Annales térésiennes, auxquelles il collabore occasionnellement. Devenu rédacteur de la revue en 1882, il y parsème des poèmes, des « cantates » (au moins 7), une « opérette » en trois parties intitulée « Dierum Laetissima », un acrostiche, trois groupes de distiques « monarchistes », des sermons, des traductions d’hymnes sacrées, en plus de ses chroniques « mensuelles », plutôt irrégulières. Les années 1880 sont ses années d’intense production littéraire. C’est d’ailleurs vers la fin de cette période qu’il fait paraître un roman d’aventures dans le genre édifiant et moralisateur, l’Enfant perdu et retrouvé ou Pierre Cholet (Mile-End [Montréal], 1887), et qu’il publie trois contes dans la Minerve de Montréal (le 9 septembre 1886, le 7 mai et le 9 septembre 1887), après y avoir livré par tranches la relation de son premier voyage à Rome à partir du 21 février 1885.

À la suite de l’incendie du 5 octobre 1881, qui détruit de fond en comble le petit séminaire, l’abbé Proulx devient, selon les propos de l’abbé Dubois, l’âme de la souscription organisée en vue de la reconstruction. Le chroniqueur du petit séminaire vante l’enthousiasme et l’énergie du « bouillant abbé », qui n’hésite pas à faire du porte à porte et à prêcher pour obtenir l’argent nécessaire. Avec les autorités du collège, il surveille les travaux de reconstruction et porte la croix en tête du cortège solennel le jour de la bénédiction de l’édifice.

Nommé vice-recteur de l’université Laval à Montréal en 1889, l’abbé Proulx consacre presque toutes ses énergies à une cause dont on lui avait confié la charge, celle de la « question universitaire » [V. Édouard-Charles Fabre ; Elzéar-Alexandre Taschereau]. Cette question fort controversée lui attire de multiples ennuis et tracas, tant dans le monde religieux que politique, car elle porte sur l’autonomie administrative et financière de l’université Laval à Montréal. Après deux voyages à Rome (1890 et 1892), de fréquentes tractations et des délais répétés, tant à Québec qu’à Rome, il reçoit enfin, le 11 février 1892, l’approbation du Saint-Siège à son projet de constituer en corporation les administrateurs de l’université Laval à Montréal, projet qui est adopté par le Parlement en juin. En réplique à l’Électeur (Québec), qui a exprimé sa jubilation devant son prétendu échec, l’abbé Proulx se défend vigoureusement d’avoir plaidé la cause de l’indépendance de la succursale montréalaise dans Enfin ! ou Cinquième rapport sur sa gestion universitaire [...] (Montréal, 1892). Croyant avoir terminé sa mission, il présente sa démission à l’archevêque de Montréal, Mgr Édouard-Charles Fabre, qui la refuse et lui ordonne plutôt de mener à terme la construction du nouvel édifice universitaire, rue Saint-Denis. La chose accomplie, il se retire à sa cure de Saint-Lin, en 1895.

Confiantes dans ses dons de « négociateur », les autorités diocésaines confient à l’abbé Proulx la délicate mission de rencontrer l’évêque de Hartford, au Connecticut, à propos du refus des paroissiens de Danielson (Killingly) de payer leurs bancs en raison de la nomination d’un Français, le révérend M.-Clovis-F. Soquet, comme curé. S’appuyant sur une promesse de l’évêque, ils exigent la nomination d’un curé canadien-français ou la division de la paroisse avec un curé canadien-français à leur tête. Mgr Michael Tierney lui oppose une fin de non-recevoir, tant que les « rebelles » ne se soumettront pas. L’abbé Proulx revient bredouille.

À l’automne de 1896, c’est encore à Proulx, ainsi qu’à Gustave-Adolphe Drolet, ancien zouave pontifical, que fait appel Wilfrid Laurier pour défendre auprès du Vatican le bien-fondé du règlement qu’il négocie avec le gouvernement de Thomas Greenway sur la question des écoles du Manitoba. Laurier, qui vient d’être élu premier ministre du Canada, craint la réaction des évêques catholiques du Québec, lui qui a retardé, quand il était chef de l’opposition, l’adoption de la loi réparatrice qui aurait amené le Manitoba à rétablir le double système d’enseignement public confessionnel, en arguant que la question des écoles devait d’abord faire l’objet d’une enquête et qu’il fallait s’assurer que tous les moyens de conciliation avaient été épuisés. Armé de ses Documents pour servir à l’intelligence de la question des écoles du Manitoba [...], publié à Rome en 1896, Proulx dénonce l’intervention du clergé dans les dernières élections [V. Louis-François Laflèche], insiste sur le fait que le règlement est approuvé par la population en général et demande l’envoi d’un délégué apostolique pour juger de la situation. Même si la hiérarchie catholique du Québec dépêche aussi ses représentants pour contrecarrer l’action des deux délégués de Laurier, Rome se rendra finalement à la suggestion d’envoyer un délégué apostolique, en la personne de Mgr Rafael Merry del Val.

Dans sa dernière relation de voyage (Dans la ville éternelle [...] (Montréal, 1897), usé par ses multiples travaux et missions, Jean-Baptiste Proulx se décrit ainsi : « 5 pieds et 6 pouces, gros, replet, cheveux grisonnants, frisés, yeux pochés, nez long, se faisant vieux ». Comme le soulignent ses chroniqueurs, entre autres l’abbé Élie-Joseph-Arthur Auclair, ce travailleur infatigable, ce « prêtre à l’esprit clair et au cœur généreux [...] est de ceux que l’histoire ne peut, ni toujours, ni longtemps, ignorer tout à fait. Il a trop travaillé – il y a usé sa vie et il en est mort relativement jeune encore – à ce qu’il croyait être le bien et le progrès de sa race pour qu’on persiste à le tenir dans un oubli, que le besoin d’apaisement a pu d’abord expliquer jusqu’à un certain point, mais qui, à la longue, deviendrait injuste et même cruel. »

Gilles Dorion

Ref. : Gilles Dorion, « PROULX, JEAN-BAPTISTE (1846-1904) », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 13, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 13 févr. 2014, – http://www.biographi.ca/fr/bio/proulx_jean_baptiste_1846_1904_13F.html.

PROULX, JEAN-BAPTISTE, prêtre catholique et missionnaire

PROULX, JEAN-BAPTISTE, prêtre catholique et missionnaire, né le 8 mai 1808 à Lachine, Bas-Canada, fils de Louis-Basile Proulx, agriculteur, et de Marie-Thaïs Foisy, décédé le 25 mars 1881 à Terrebonne, Québec. Jean-Baptiste Proulx était un descendant de la lignée de Jean Prou & Catherine Pinel.

On connaît peu de chose des premières années de Jean-Baptiste Proulx. Il entra au séminaire de Saint-Hyacinthe en 1825, fréquenta le petit séminaire de Montréal en 1829–1830 et commença ses études théologiques en 1831. Les évêques Jean-Jacques Lartigue* et Rémi Gaulin* l’ordonnèrent prêtre le 26 juillet 1835, à Montréal, et le 26 septembre on l’affecta à Laprairie (La Prairie).

Cependant, dès le mois suivant, il fut transféré au diocèse de Kingston, Haut-Canada ; là, l’évêque coadjuteur Gaulin projeta de l’envoyer à Penetanguishene, où les catholiques avaient essayé au xviie siècle d’implanter des missions [V. Jean de Brébeuf*].

II se produisait d’importants changements démographiques et administratifs au Haut-Canada lorsque Proulx entreprit son travail missionnaire à Penetanguishene au début de novembre 1835. L’immigration avait considéra-blement augmenté la population catholique de la province, ce qui nécessitait une expansion de l’activité de l’Église. Sa force grandissant, celle-ci reprit son œuvre missionnaire auprès des Indiens et réussit même à envoyer à ceux de la région de Coldwater-Penetanguishene le prêtre francophone qu’ils avaient demandé en 1833. Ces progrès furent accompagnés de changements marquants dans la politique et l’organisation administrative du département des Affaires indiennes. Le système des réserves, apparu dès les années 1830 et conçu pour favoriser l’assimilation culturelle, insistait sur l’isolement physique, l’éducation et la religion pour « civiliser » les Indiens. Cette politique, ajoutée à l’enthousiasme obtus du lieutenant-gouverneur sir Francis Bond Head*, avait abouti au choix de l’île Manitoulin comme réserve pour toute la population indienne du Haut-Canada. En 1836, l’île fut cédée aux Indiens par un traité, mais le projet allait aboutir à un échec [V. Jean-Baptiste Assiginack*].

Proulx devait être particulièrement affecté par ces changements, puisqu’il fut transféré à la mission de l’île en 1837. L’année suivante, l’Église d’Angleterre y fonda également une mission, dirigée tout d’abord par le révérend Charles Crosbie Brough puis, après 1841, par Frederick Augustus O’Meara. Les rapports entre les deux missions ne firent qu’exacerber les différences qui existaient déjà parmi les Indiens de l’île Manitoulin. Le village de Manitowaning, où le département des Affaires indiennes établit son bureau principal en 1837–1838 sous la conduite d’un homme d’expérience, le surintendant Thomas Gummersall Anderson*, resta le centre de la communauté « officielle » de croyance anglicane : les Indiens catholiques et les dissidents se retirèrent à Wikwemikong, où ils organisèrent une sorte de « contre-culture » locale. La mission de Proulx devint un des points de convergence pour cette deuxième communauté.

II y avait de fréquentes querelles entre les communautés de Wikwemikong et de Manitowaning. Le département des Affaires indiennes voulut mettre sur pied des communautés agricoles modèles ; la mission anglicane se conforma à ces souhaits mais se retrouva dans une situation marginale.

La mission catholique, par contre, favorisa un sentiment d’indépendance à l’égard de l’establishment gouvernemental, et la bande de Wikwemikong, tout en faisant un peu d’agriculture, menait une vie traditionnelle basée sur la chasse et la pêche. À Manitowaning, l’amertume engendrée par le fait que Proulx ne tenait pas compte de plusieurs directives du surintendant Anderson devint plus forte encore devant la croissance et le succès de Wikwemikong. Entre le missionnaire catholique et le bureau des Affaires indiennes à Manitowaning ainsi que le clergé anglican irlandais de tendance évangélique, les relations étaient tantôt froides, tantôt hostiles.

Outre ces problèmes politiques et administratifs, Proulx dut affronter les difficultés habituelles causées par les rigueurs de l’hiver et les barrières culturelles créées par la diversité des dialectes indiens. Mais, malgré cela, il persista et réussit, mieux apparemment que ses homologues du clergé anglican, à gagner l’affection de ses ouailles. Brough lui-même reconnut le zèle et l’énergie dont faisait preuve ce «prêtre catholique laborieux et entreprenant». Le succès de Proulx en tant que missionnaire tient à deux choses. L’Église catholique était plus souple que l’Église d’Angleterre dans ses objectifs concernant le mode de vie des chrétiens, assimilant la conversion à la participation aux aspects extérieurs de la vie de l’Église plutôt qu’à un changement radical dans la façon de vivre. D’autre part, en s’établissant lui-même à Wikwemikong, Proulx fit preuve de son indépendance àl’égard de Manitowaning, et les Indiens qui craignaient les visées de ce centre étaient plus attirés par la mission catholique que par la mission anglicane.

Le 19 décembre 1846, l’évêque catholique de Toronto, Michael Power*, dans le diocèse duquel l’île Manitoulin se trouvait alors, nomma ce missionnaire aguerri à Newmarket, lui confiant ainsi la responsabilité de cantons avoisinants dans les comtés d’York et de Simcoe. En 1848, Proulx fut transféré à Oshawa. Bien qu’il eût exprimé le désir d’exercer son ministère auprès des Indiens de la Rivière-Rouge (Manitoba), il ne put partir à cause du manque de prêtres dans le diocèse ; au lieu de cela, le missionnaire fut amené à voyager à travers presque tout le comté d’Ontario pendant les 12 années qui suivirent, pour y répondre aux besoins de la communauté catholique naissante. Il dirigea la construction et l’agrandissement d’églises à Highland Creek ainsi qu’à Oshawa, où il fonda une école « séparée », et s’occupa de l’achat de terrains pour des presbytères et d’autres églises. En 1860, on l’appela à Toronto, où, après un bref séjour à la cathédrale St Michael, il fut nommé aumônier de la garnison. Adjoint de John Walsh* à la paroisse St Mary en 1862, il en devint le curé en 1867. Trois ans plus tard, Mgr John Joseph Lynch le nomma doyen de la cathédrale St Michael, reconnaissant ainsi son efficacité en tant que conseiller et administrateur. Proulx en resta le doyen jusqu’à sa mort. En 1879, on l’honora du titre de prélat domestique. Il mourut subitement deux ans plus tard, au cours d’une visite qu’il rendait à son frère à Terrebonne.

La carrière de Proulx illustre bien quelques thèmes importants mais souvent négligés de l’histoire de l’Ontario. Les difficultés à mettre en application le système des réserves indiennes ressortent nettement de ses années passées à Penetanguishene et à Manitoulin, et l’on peut déceler l’impact exercé par les vastes groupes d’immigrants sur les structures religieuses en le voyant à l’oeuvre dans le diocèse de Toronto. La vie de Proulx couvre la période durant laquelle la communauté pionnière du Haut-Canada forma la province d’Ontario, et l’étude de sa carrière offre une perspective utile à ce sujet.

Ref. Douglas Leighton, « PROULX, JEAN-BAPTISTE (1808-1881) », dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 11, Université Laval/University of Toronto, 2003– , consulté le 15 févr. 2014,

http://www.biographi.ca/fr/bio/proulx_jean_baptiste_1808_1881_11F.html

Salon du patrimoine familial à Laurier Québec

C’est avec plaisir que nous vous annonçons que l’association des familles Proulx d’Amérique sera présente au Salon du patrimoine familial à Laurier Québec édition 2014. Plusieurs membres seront sur place pour vous accueillir et répondre à vos questions. Passez nous dire bonjour.

Pour de plus amples détails sur cet événement, visionnez le document suivant : Nouvelles de chez nous, qui est publié par la Fédération des familles souches du Québec.

Vous pouvez également visionnez le programme du salon.

Au plaisir de vous rencontrer.

Ancêtres Proulx politiciens

1.- Jean-Baptiste-Georges Proulx (1809-1884)
Conseiller législatif (fédéral)

 

Né à Nicolet et baptisé dans la paroisse Saint-Jean-Baptiste, le 23 avril 1809, fils de Jean-Baptiste Proulx, cultivateur qui fut capitaine dans la milice, et de Madeleine Hébert.

Étudia au Collège de Nicolet de 1821 à 1825.

Fut cultivateur dans la paroisse Saint-Jean-Baptiste de Nicolet. Exerça les fonctions de juge de paix, de commissaire au Tribunal des petites causes et de commissaire d’école.

Élu conseiller législatif de la division de La Vallière en 1860, occupa son siège jusqu’à l’avènement de la Confédération, le 1er juillet 1867. Représenta de nouveau la même division au Conseil législatif : nommé le 2 novembre 1867, prêta serment le 27 décembre. Appuya le Parti libéral.

Décédé en fonction à Nicolet, le 27 janvier 1884, à l’âge de 74 ans et 9 mois. Inhumé dans le cimetière paroissial, le 30 janvier 1884.

Avait épousé dans sa paroisse natale, le 20 janvier 1835, Julie Alexander, fille de Calvin Alexander, médecin, et de Marie-Anne-Antoinette Hicks, du canton de Kingsey.

Beau-père de Pierre Grenier .

Mise à jour de la biographie : Juin 2009 -   http://www.assnat.qc.ca/fr/deputes

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2.-  Biographie – Louis Proulx  (1751-1838)

 

Né à Nicolet, le 29 octobre 1751, puis baptisé le 30, dans la paroisse Saint-Jean-Baptiste, fils de Jean-Baptiste Proulx, cultivateur, et de Marie-Magdeleine Pinard. Son patronyme s’orthographia parfois Proust et Prou.

Commença très jeune à mettre en valeur une des terres que possédait son père à Nicolet. Par la suite, fit du commerce, plus particulièrement celui des grains, des bestiaux et du bois de chauffage. S’engagea dans l’acquisition de propriétés foncières, le prêt et la spéculation sur les biens fonciers et sur les marchandises. Fut aussi entrepreneur en bâtiment. Nommé premier marguillier en 1798.

Élu député de Buckingham en 1804; appuya généralement le Parti canadien. Ne se serait pas représenté en 1808.

Après 1800, s’intéressa surtout à l’acquisition et à l’exploitation de seigneuries, notamment celles de Lussodière et de Saint-François. En 1828, se retira à Nicolet.

Décédé à Nicolet, le 3 mars 1838, à l’âge de 86 ans et 4 mois. Inhumé dans l’église paroissiale, le 5 mars 1838.

Avait épousé dans la paroisse Saint-Jean-Baptiste de Nicolet, le 18 janvier 1784, Marie-Anne Brassard, fille de Pierre Brassard, capitaine et cultivateur, et de Marie-Antoinette Pinard.

Oncle de Jean-Baptiste Proulx. Beau-père de François Legendre.

Source : DBC.  -  Date de mise à jour de la biographie : Juin 2009

http://www.assnat.qc.ca/fr/deputes/proulx-louis-5005/biographie.html

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3.- Jean-Baptiste Proulx  (1793-1856)

Biographie

Né à Nicolet et baptisé dans la paroisse Saint-Jean-Baptiste, le 13 juillet 1793, fils de Joseph Proulx, cultivateur, et de Geneviève Crevier Descheneaux.

Étudia au Séminaire de Nicolet de 1803 à 1811.

S’établit comme cultivateur sur la terre paternelle. Au moment de la guerre de 1812, servit dans la milice; fut destitué de son grade de lieutenant en 1827 pour avoir, entre autres choses, critiqué le gouvernement de George Ramsay. Éleveur, fut fournisseur de viande de boucherie à Nicolet. Après 1844, accrut le nombre de ses propriétés foncières.

Élu député de Buckingham en juillet 1820. Réélu en 1824 et en 1827. Élu dans Nicolet en 1830; appuya le Parti patriote. Réélu en 1834. Emprisonné le 4 février 1838 pour avoir fait partie de l’organisation révolutionnaire de son comté, fut libéré faute de preuves probablement à la fin du mois. Son mandat prit fin avec la suspension de la Constitution, le 27 mars 1838.

Décédé à Nicolet, le 14 juillet 1856, à l’âge de 63 ans. Inhumé dans l’église paroissiale le 17 juillet 1856.

Avait épousé dans la paroisse Saint-Antoine-de-Padoue, à Baie-du-Febvre, le 5 juillet 1830, Flore Lemire, fille d’Antoine Lemire, coseigneur, et de Marie-Josephte Proulx, et veuve d’Antoine Marcot.

Neveu de Louis Proulx. Beau-frère de Jean-Baptiste Hébert.

Source : DBC.

Date de mise à jour de la biographie : Septembre 2011

http://www.assnat.qc.ca/fr/deputes/proulx-jean-baptiste-5001/biographie.html

 

Janvier 2014

J’aimerais vous souhaiter, en mon nom et au nom de l’Association des familles Proulx d’Amérique, un bonne et heureuse année 2014 à vous tous et vos proches.

J’aimerais également souligner les anniversaires du mois de janvier pour les membres suivants:

  • M. Clément Proulx, notre président.
  • M. Florian Proulx.

Enfin, la prochaine édition de notre journal devrait paraître vers la fin février, alors, si vous avez des articles ou des histoires que vous aimeriez voir ajoutés à notre journal, n’hésitez pas à nous les faire parvenir le plus tôt possible.

Meilleurs voeux

L’association des familles Proulx d’Amérique tient à vous présenter tous ces meilleurs voeux pour cette période des fêtes, ainsi qu’à vos proches.

Que celle-ci vous apporte bonheur, santé, joies familiales et réussites professionnelles.

Nous souhaitons que notre association vous apporte toute satisfaction dans l’activité que vous pratiquez et vous comptez parmi nos plus fidèles adhérents encore de nombreuses années, ainsi que pourquoi pas, tous les membres de votre famille et vos amis intéressés par nos buts et intérêts.

Nous espèrons que les efforts à améliorer le cadre de notre association, répondent à vos attentes et vos demandes et reste à votre disposition pour écouter toutes suggestions en ce sens.

Que cette année associative soit pleine de joies, de rencontres et d’échanges et encore plus agréable à vivre que les précédentes.

En vous renouvelant tous nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année, nous vous prions d’agréer, chers membres, l’assurance de nos salutations les meilleures.

Décès de Jacques Proulx

M. Jacques Proulx, l’un des grands noms de la radio au Québec, est décédé samedi dernier, à Montréal, à l’âge de 78 ans, des suites d’une longue maladie. Il venait de passer trois semaines à l’Hôpital Saint-Luc du CHUM.

Jacques Proulx s’est fait largement connaître en animant l’émission matinale de la station radiophonique CKAC, de Montréal, de 1968 jusqu’au milieu des années 1980. Sa carrière radiophonique aura duré 40 ans. Il laisse dans le deuil son épouse, Suzanne Barrette, ses trois filles: Christiane, Marjolaine, Caroline, trois petits-enfants et son frère Gilles, lui aussi animateur radiophonique bien connu.

La famille recevra les condoléances à la paroisse de la Purification-de-la-Bienheureuse Vierge Marie, sur la rue Notre Dame, à Repentigny, de 13h30 à 15h00. La cérémonie liturgique suivra.

L’association des familles Proulx d’Amérique, en son nom et celui de tous ses membres, profite de cette tribune pour offrir ses condoléances aux parents et amis de M. Proulx.

M. Proulx était un descendant de la lignée de Jean Prou(st) & Jacquette Fournier.

Journal Vol.9

La toute nouvelle édition du journal de l’Association des familles Proulx d’Amérique est maintenant disponible en version électronique sur notre site pour les membres actifs de l’Association. Si vous êtes membre et que vous ne pouvez pas accéder à la page de notre journal, n’hésitez pas à nous le laisser savoir.

La prochaine édition est prévue pour la mi-février 2014. Alors, si vous avez un article que vous aimeriez voir ajouté à notre journal, utilisez l’outil de contact de notre site ou en cliquant sur le lien suivant: Contact