Les pionnières Prou. Elles ont osé traversé l’Atlantique

Les pionnières Prou. Elles ont osé traversé l’Atlantique

16 mars 2016 0 Par Jean-Pierre Proulx

La Nouvelle-France a accueilli aussi des femmes Prou. Toutes oubliées! Les voici par ordre d’arrivée:

Marie, la mère de François Hazeur, le plus important et célèbre marchand de Québec au 17e siècle. Il était installé sur la place Royale de Québec. Sa maison est maintenant un musée. Marie est probablement arrivée vers 1672 après la mort de son mari nommé aussi François. Son nom apparaît en tout cas au recensement de 1681. Elle est née vers 1621 à Blois du mariage de Pierre Proust et Jeanne Sebelle. Elle s’est mariée avant 1644 en France et est décédée à Québec en 1699. Les seuls descendants probables de Marie Proust sont de sa petite-fille Marie-Anne-Ursule Hazeur. Celle-ci a épousé le chirurgien Michel Sarasin, personnage aussi célèbre. Leur fille, Louise-Charlotte, a marié Hippolyte Jean Joseph Gauthier de Varennes à Ste-Foye en 1746. Après, on ne sait pas!

Louise, née vers 1636 à Paris. On la retrouve au recensement de 1681 à L’Ancienne-Lorette mariée à Charles Blanvert, son troisième mari et avec lequel elle a probablement immigré, car on ne retrouve pas trace ici des deux premiers. Elle épouse son quatrième, Pierre Soulard Laverdure, le 14 août 1700 à L’Ancienne-Lorette. Elle y est décédée en 1719 sans descendance, du moins avec son dernier mari. Ce dernier l’a précédée dans la mort en 1709.

Louise, âgée de 53 ans, hospitalisée à l’Hôtel-Dieu de Québec en 1691. Elle s’y retrouve encore deux fois en 1698. Elle était originaire d’Orléans.

Marie-Anne, âgée de 25 ans et originaire de Saumur qu’on retrouve aussi à l’hôpital la même année.

Ces deux dernières sont probablement retournées en France, car elles n’ont laissé aucune autre trace de leur présence sur le continent. Du moins, on n’en pas trouvé à ce jour.

Hélas, ces pionnières ont, sauf, Marie, mère de François Hazeur, n’ont très probablement pas laissé de descendants. N’empêche, elles ont traversé l’Atlantique pour y bâtir pays.

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